Chlorophylle & Béton

24 janvier 2009

DU NEUF ! DU NOUVEAU !! DES NOUVELLES !!!

2009super

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09 janvier 2008

TRAVAILLER MOINS... ET VIVRE MIEUX

HD_Desktop_Folder_CourrierIntEn pleine lecture du dernier Courrier International, je m'arrête le temps de ce petit article, pour vous le conseiller vivement, notamment pour son dossier spécial "Travailler Moins Pour Gagner Moins et Vivre Mieux".

Les articles choisis font un tour d'horizon ce nouveau mode de consommation raisonnée que l'on retrouve un peu partout dans le monde, basé sur l'idée d'une décroissance commerciale et donc économique, et ce dans une perspective d'écologie, d'entraide communautaire et de revalorisation d'un humanisme certain, et dont l'objectif principal est le "Vivre Mieux".

Simplicité de vie et recherche d'un vrai Bonheur à Durée Indéterminée (que l'on pourrait abréger par BDI, à l'instar de notre CDI professionnel national) en sont les motivations communes.
A celà s'ajoute l'envie de pouvoir "Vivre Ensemble" en harmonie, et de développer des moyens autonomes pour subvenir à nos propres besoins en énergie. L'exemple est donné de la ville de Kinsale (à l'ouest de Cork en Irlande) se posant en "ville de transition", et qui développe une micro-économie "auto-suffisante", réduisant au minimum "sa dépendance vis-à-vis des énergies fossiles".

L'étude de ces nouveaux comportements résolument responsables et mûrement réfléchis en matière d'écologie et de qualité de vie (la VRAIE qualité de vie, et non pas celle qui se mesure à coups d'achats - compulsifs ou non - et de possessions matérielles) passe en revue les nouvelles mentalités émergentes de plusieurs pays dont : le Royaume-Uni, l'Allemagne, la Suède, l'Australie, les États-Unis, l'Irlande, le Canada.

Il y est aussi question de la France et de notre intention de faire du dimanche une journée de travail comme les autres.
Loin d'être un progrès social, cette fausse bonne idée est ici démontée, en prenant pour exemple les travailleurs du dimanche allemands : 2/3 d'entre eux souhaitent réduire voire renoncer à travailler ce jour-là, et ce MALGRÉ LE SUPPLÉMENT DE SALAIRE QU'ILS PERCOIVENT.
Comme quoi les justifications sarkozystes prônant le travail le dimanche ainsi que de "travailler plus pour gagner plus" sont d'un autre âge, et révèlent un état esprit arriéré.
Tout ce que peut apporter cette "mesure" c'est d'habituer le consommateur à consommer perpétuellement, sans répit, transformant son temps de loisir en temps de consommation, habitude déjà amorcée avec l'avènement de la consommation sur internet, possible 24h/24 et 7j/7.
Autre inconvénient notable, le fait de travailler le dimanche risque de déshumaniser encore un peu plus notre société, tant au niveau de la famille que des amis, car ce jour libre en commun qui nous permettait de nous retrouver et de développer une sorte de solidarité amicale et familiale sera aboli.
Supprimer ce jour où tout un chacun peut se rencontrer sans contrainte professionnelle risque, à terme, d'entraîner la disloquation de la famille (déjà bien entamée avec les maisons de retraite où l'on parque nos vieux), c'est-à-dire une forme de régression sociale et d'individualisme galopant.

Cette politique du "gagner plus", si l'on élide la première partie du slogan, va tout autant à l'encontre du mouvement quasi-philosophique (et qui n'est en fait que du bon sens) qui se dessine dans plusieurs parties du monde, pour les pays développés industriellement.
Elle révèle un passéisme évident, d'une part en contradiction totale avec la notion d'écologie, et d'autre part génératrice d'un mal-être social profond.

En effet, selon les propos du sociologue Edgar MORIN (publiés sur le site du journal Le Monde, le 03.01.08) :

<< La technique et l'économie aujourd'hui concourent à la dégradation de la biosphère, et à tous les problèmes écologiques que nous rencontrons aujourd'hui.
Je dis aussi que partout où les biens matériels ont été apportés à une partie de la population, ils n'ont pas apporté un véritable bien-être psychologique et moral, et qu'il y a malaise chez ceux qui connaissent le bien-être.
L'individualisme, qui est une chose positive sur le plan de l'autonomie et de la responsabilité personnelle, s'est développé en provoquant le dépérissement des solidarités.
Ce sont tous ces phénomènes de dégradation qui sont les aspects négatifs, liés au fait que ce qui domine, c'est la quantité, le "plus", au détriment du mieux. C'est pour cela qu'il faut une réforme de civilisation. >>

Ou encore ces mots explicites d'Alain BADIOU extraits de son ouvrage De quoi Sarkozy est-il le nom? :

<< (...) Il élabore, notre président, une ontologie du profit : ce qui n'a pas de profitabilité n'a pas de raison d'être, et si quelques huluberlus [Alain Badiou parle ici des personnes susceptibles d'étudier "la littérature ancienne" ou "les sciences sans applications connues"] continuent à être attachés à des activités mentales gratuites, qu'ils se débrouillent tout seuls, ils n'auront pas un sou! >>

Bref, il est temps de réellement moderniser notre système économique basé sur le "toujours plus", et de songer à une autre forme de vie en société. C'est un peu raté pour les 5 ans à venir.

Tout ceci pour vous dire, si ce dossier de Courrier International vous intéresse, de vous dépêcher d'aller le trouver chez votre libraire (ou en médiathèque) car il est paru depuis jeudi dernier, et le nouveau numéro paraît le jeudi 10 janvier, c'est-à-dire demain!

Bonne lecture en tout cas, et bonne réflexion si vous souhaitez apporter votre pierre à l'édifice!

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07 janvier 2008

"IL N'Y A DE CRÉATION QUE S'IL Y A RÉSISTANCE"

"Il n'y a de création que s'il y a résistance"... C'est une affirmation que je viens tout juste d'entendre sur France Inter, de la bouche du photographe et réalisateur Raymond Depardon, et ces mots prennent soudainement une résonance toute particulière lorsque je m'aperçois que mon blog - initialement destiné à compiler des réflexions sur le paysage, sur le "vert" en milieu urbain - est devenu de plus en plus engagé, et ce grâce à un déclic "citoyen" qui s'est réveillé en moi depuis un certain 6 mai 2007.

Alors, soit, ce blog sera dorénavant, consciemment, un moyen d'expression pour ces choses de l'actualité politique et sociale qui disséminent un sentiment de déprime sur ma perception de cette prétendue "démocratie", à vrai dire "démocratie totalitaire" pour reprendre les propos du penseur Alain BADIOU.

Et puis, que cela ne nous empêche pas de causer un peu de "verdure" aussi, aux moments où nous en aurons envie.

Une résistance créative donc, en quelque sorte, à l'instar d'une soi-disant mauvaise herbe qui pousserait obstinément dans une fissure de béton, en pleine ville, envers et contre tout.

De là à dire qu'il n'y a de vie que s'il y a résistance... j'ose y croire.

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EN RÉSISTANCE : UNE PERSONNE ADMIRABLE

HD_Desktop_Folder_Pascal_Bruno_ChevalierMonsieur le Président de la République
Palais de l'Elysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré
75008 Paris

Lettre recommandée avec avis de réception
Objet : Grève de soins contre la franchise médicale

Monsieur le Président,

Je suis atteint d’une affection longue durée, le SIDA. Par ailleurs, je suis travailleur social et engagé dans diverses associations citoyennes de solidarité.

La mise en place de la mesure de la franchise médicale m’oblige à payer 50 euros par an d’impôt supplémentaire par le seul fait que je sois malade. Après en avoir discuté professionnellement ou dans le cadre de discussions privées avec de nombreuses personnes âgées, invalides, atteintes d’affections de longue durée, j’ai fait le constat que l’ensemble de ces personnes ne peuvent déjà plus faire face à leurs dépenses de santé et sacrifient cette santé en ne se soignant plus ou en repoussant à plus tard voire trop tard des démarches de soins.

Pour la première fois dans l’histoire de la Sécurité Sociale, le principe de solidarité est posé : avec la franchise médicale chacun de nous se sent responsable voir coupable d’être malade, et par cette faute, nous allons devoir payer pour l’accès à ce droit fondamental qu’est celui de la santé.

Lorsque je regarde les feuilles de remboursement de mes médicaments et que je regarde le prix fixé par les laboratoires et accepté par le gouvernement, je me demande si le trou de la sécurité sociale n’est pas lié aux tarifs souvent démesurés appliqués par les laboratoires.

Monsieur le Président, je vous fais part officiellement de ma grève de soins que j’entame aujourd’hui en soutien à toutes les victimes de la mise en place de la franchise médicale.

Je mène cette action en pleine conscience des risques que je prends pour ma santé particulièrement précaire après vingt années de lutte contre la maladie. Sachez que la franchise médicale va pousser silencieusement beaucoup de malades à prendre la même décision que moi au risque de sacrifier leur vie.

J’exige de votre part l’abrogation de cette loi injuste.

Enfin, Monsieur le Président pensez-vous que cette mesure va participer à la relance économique ? ne pensez vous pas que d’autres choix sont possibles pour faire face aux besoins de santé ? Pour ma part j’en suis convaincu et déterminé à aller au bout de ma démarche en vous en tenant responsable.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations distinguées.

Bruno-Pascal CHEVALIER

* Pour contacter Bruno-Pascal CHEVALIER et lui apporter un soutien : chbrunopasc[at]aol.com (remplacer le [at] par le signe arobase approprié, ici non représenté pour éviter les spams)

* * Son site internet ici soit : http://www.grevedesoins.fr/ pour signer la pétition APPEL CONTRE LA FRANCHISE SARKOZY

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27 décembre 2007

ESPOIR ET MÉMOIRE


le dictateur
Texte à venir...

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10 novembre 2007

LE FIGARO CENSURE

En réaction à un article paru sur le site du Figaro le jeudi 8 novembre 2007, j'ai posté un premier commentaire qui a été publié le temps de quelques heures, puis retiré.
Pensant à une erreur de la part du site du Figaro, j'ai reposté un message le lendemain, avec à peu près les mêmes mots que le premier, car je n'avais malheureusement pas sauvegardé mon texte.
Idem : message publié puis retiré au bout d'une ou deux heures cette fois-ci.
Comprenant que mes propos ne correspondaient pas à l'"esprit" du journal, je reposte un commentaire le soir.
Vous devinez la suite : commentaire effacé le lendemain.

Bref, j'en conclue que dire certaines vérités au sujet de la firme Total n'est pas du goût de tout le monde, puisque les commentaires d'autres intervenants allant dans le sens du groupe pétrolier sont restés affichés depuis le début de mes vaines tentatives pour EXPRIMER mes idées, de façon pourtant polie, éclairée, avec preuves à l'appui.

Heureusement que le blog permet l'expression des idées, car, manifestement il ne faut plus compter sur certains journaux (ici Le Figaro) pour dire la vérité et autoriser la libre expression. Presse censurée? Est-ce dû à notre nouveau "président"?

En tous cas, voici le lien où vous pourrez lire l'article :
http://www.lefigaro.fr/societes-francaises/2007/11/08/04010-20071108ARTFIG00028-total-en-forme-sur-fond-de-polemique-.php
restranscrit ici :

<< TOTAL EN FORME SUR FOND DE POLÉMIQUE
La major affiche 3 milliards de profits en un trimestre. L’UFC-Que choisir réclame une « contribution citoyenne ».

LE SCÉNARIO est en passe de devenir immuable : chaque fois que Total annonce des résultats, des voix s’élèvent pour stigmatiser les superprofits des pétroliers. La publication, hier, des chiffres de la compagnie française pour le troisième trimestre avait d’autant moins de chances d’échapper à cette règle que le baril tutoie les cimes – à près de 100 dollars –, mais aussi que Total a fait mieux durant cette période que toutes les majors du secteur.

Certes, le résultat net ajusté du groupe dirigé par Christophe de Margerie recule de 3 %, à trois milliards d’euros, mais dans des proportions bien moins sensibles que ses concurrents. Une performance due notamment au bon déroulement de la production (+ 2,5 % au troisième trimestre, -1 % depuis le début de l’année) et à la capacité de maîtriser l’inflation des coûts d’exploitation. À l’arrivée, malgré le double recul des marges de raffinage et des prix du gaz, Total continue d’afficher une excellente santé. La compagnie maintient même ses objectifs de production (+ 4 % pour la période 2006-2010), là où d’autres ont été contraints à des révisions à la baisse. Les marchés ont accueilli avec satisfaction la communication de ces informations : hier, à la Bourse de Paris, le titre Total a clôturé en hausse de 4,69 %, à 57,17 euros.

Table ronde imminente

Après l’annonce d’une telle performance, les réactions attendues n’ont pas tardé. L’association de consommateur UFC-Que choisir réclame ainsi une « contribution citoyenne » de la part des pétroliers, c’est-à-dire la fixation par les pouvoirs publics d’une taxe exceptionnelle. « Compte tenu de l’environnement actuel, il nous paraît normal que Total consacre un peu moins d’argent au rachat de ses actions, ceci au profit d’un plan Marshall pétrole qui doit consister à investir pour se préparer à l’ère de l’après-pétrole » , souligne François Carlier, directeur adjoint des études à l’UFC-Que choisir. Celui-ci ajoute qu’une bonne partie de la classe politique, et pas seulement de gauche, se montrerait favorable à l’instauration d’une taxe exceptionnelle pour les grandes compagnies pétrolières.

Le gouvernement n’en est pas encore là. Au début de la semaine, Christine Lagarde, le ministre de l’Économie, a prévenu qu’elle convoquerait rapidement les pétroliers. Ce devrait être avant la fin de semaine. Bercy veut que les compagnies fassent un geste pour atténuer la flambée du baril, c’est-à-dire lisser la hausse des prix mais aussi rogner sur les marges. Sur ce dossier, l’Union française des industries pétrolières (Ufip) rappelle à intervalles réguliers que les prix des carburants en France sont parmi les plus compétitifs en Europe et que le délai des répercussions à la hausse est toujours moins rapide qu’à la baisse. >>
(article écrit par Frédéric de Monicault... est-il le propre censeur des réactions à son article?)

Ainsi que mes commentaires successivement postés et successivement censurés :

<< Bizarre, mon commentaire d'hier soir a été censuré...
EN GROS, JE DISAIS QU'IL EST NORMAL QU'UNE ENTREPRISE QUI EXPLOITE DES RESSOURCES FOSSILES APPORTE UNE CONTRIBUTION EN GAGE DE RECONNAISSANCE ET DE RESPECT A LA PLANETE, DANS UN BUT DE PRESERVATION DE L'ENVIRONNEMENT.

JE DISAIS EGALEMENT QUE SI LES GROUPES PÉTROLIERS NE S'AFFOLENT PAS OUTRE MESURE DE L'EPUISEMENT DES RESERVES DE PÉTROLE, C'EST TOUT SIMPLEMENT DÛ A CETTE NOUVELLE PSEUDO-SOLUTION DES SOI-DISANT "BIO"CARBURANTS, QUI NÉCESSITENT EN FAIT 1 LITRE DE PETROLE POUR FAIRE 1 LITRE DE "BIOCARBURANT".... L'ARNAQUE DU SIECLE OU COMMENT NOUS FAIRE PRENDRE DES VESSIES POUR DES LANTERNES AU MÉPRIS PROFOND DE NOTRE ENVIRONNEMENT.

DE PLUS, JE DISAIS A "TD2CA" QUE LES DÉCHETS PÉTROCHIMIQUES PARTICIPENT AUX BÉNÉFICES DE CES ENTREPRISES CAR ILS SONT RÉUTILISÉS DANS LES COSMÉTIQUES ET LES PLASTIQUES, ET QU'IL NE FAUT PAS S'ÉTONNER DE VOIR NOS PRODUITS DU QUOTIDIEN SUREMBALLÉS!!!! C'EST BEAUCOUP PLUS SIMPLE POUR RENTABILISER CES DÉCHETS.

BREF, C'EST DIT. J'ESPÈRE QUE MON COMMENTAIRE RESTERA SUR LE SITE DU FIGARO PLUS D'UNE JOURNÉE.

MERCI.

PS: L'HÉRITAGE LAISSÉ À NOS ENFANTS NE SE COMPOSE PAS UNIQUEMENT D'ARGENT ET D'ACTIONS, MESSIEURS ET MESDAMES LES CALCULATEURS, ILS SE COMPOSE AVANT TOUT D'UNE PLANÈTE, QUI EST LA SOURCE DE NOS VIES ICI-BAS. >>
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<< JE PENSE QU'IL EST NORMAL QU'UNE ENTREPRISE QUI EXPLOITE DES RESSOURCES FOSSILES APPORTE UNE CONTRIBUTION EN GAGE DE RECONNAISSANCE ET DE RESPECT A LA PLANETE, DANS UN BUT DE PRESERVATION DE L'ENVIRONNEMENT.
SI LES GROUPES PETROLIERS NE S'AFFOLENT PAS OUTRE MESURE DE L'EPUISEMENT DES RESERVES DE PÉTROLE, C'EST TOUT SIMPLEMENT DÛ A CETTE NOUVELLE PSEUDO-SOLUTION DES SOI-DISANT "BIO"CARBURANTS, QUI NÉCESSITENT EN FAIT 1 LITRE DE PETROLE POUR FAIRE 1 LITRE DE "BIOCARBURANT".... L'ARNAQUE DU SIECLE OU COMMENT NOUS FAIRE PRENDRE DES VESSIES POUR DES LANTERNES AU MÉPRIS PROFOND DE NOTRE ENVIRONNEMENT.
DE PLUS, LES DÉCHETS PÉTROCHIMIQUES PARTICIPENT AUX BÉNÉFICES DE CES ENTREPRISES CAR ILS SONT RÉUTILISÉS DANS LES COSMÉTIQUES ET LES PLASTIQUES. IL NE FAUT PAS S'ÉTONNER DE VOIR NOS PRODUITS DU QUOTIDIEN SUREMBALLÉS!!!!
C'EST BEAUCOUP PLUS SIMPLE POUR RENTABILISER CES DÉCHETS.

PS: L'HÉRITAGE LAISSÉ À NOS ENFANTS NE SE COMPOSE PAS UNIQUEMENT D'ARGENT ET D'ACTIONS, MESSIEURS ET MESDAMES LES CALCULATEURS, ILS SE COMPOSE AVANT TOUT D'UNE PLANÈTE, QUI EST À LA SOURCE DE NOS VIES ICI-BAS. >>
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<< Vive Total et l'Erica !
Vive Renault / PSA et les suicides !
Vive Lagardère et les 2,5% !
Et un grand merci à Bolloré pour son yatch qui nous a fait économiser les vacances de Nôtre Cher Président...

Pour mémoire :
TOTAL = 915 millions d'euros de préjudice "total" + 47 000 oiseaux victimes de la pollution.

Sur cette somme selon la réglementation en vigueur à l'époque:
* 180 millions relèvent de la prise en charge par le FIPOL
* 30 millions de la responsabilité de TOTAL
* 13 millions de celle du propriétaire du navire
* Le solde de 680 millions d'Euros revenait à l'État, payeur en dernier ressort. C'est-à-dire NOS impôts.

...ceci sans parler du Prestige (plus d'infos ici : http://www.affaire-erika.org/ )
A bons entendeurs. >>

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15 octobre 2007

Empreinte Écologique

Voici un test rapide pour connaître votre empreinte écologique laissée sur notre planète, trouvé sur www.wwf.fr :

http://www.earthday.net/footprint/index_reset.asp?pid=9314081083639870

... personnellement, si tout le monde vivait comme moi, il faudrait 1,3 planètes pour satisfaire les "besoins" (qui ne sont pas forcément primordiaux) de tous :(
Ca fait réfléchir et ça a le mérite de remettre en question nos modes de vie actuels.


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20 août 2007

Marseille la chinoise

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31 mai 2007

TéoCha

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20 mai 2007

UN PAYSAGISTE EN RÉSISTANCE, GILLES CLÉMENT

HD_Desktop_Folder_gillesclementCi-après, l'interview du paysagiste Gilles CLÉMENT par Eliane PATRIARCA, parue dans le journal Libération du samedi 19 Mai 2007. Prenons-en de la graine !

<< GRAINE DE RÉSISTANCE
Le paysagiste Gilles Clément explique qu'il annule ses engagements avec l'Etat. Décision dictée par l'élection de Sarkozy, qu'il juge porteur d'un projet néfaste pour la planète.
Par Eliane PATRIARCA

Sa radicalité détonne dans le paysage français, où les frontières politiques s'amollissent jusqu'à faner. Vendredi, le paysagiste Gilles Clément, intervenant aux 46e Journées des plantes de Courson (Essonne), a transformé sa conférence en manifeste politique. Une déclinaison du communiqué figurant sur son site web (1) depuis l'élection présidentielle. Le théoricien du «jardin planétaire», créateur du parc André-Citroën ou du jardin du musée du Quai-Branly, annonce qu'il annule «la totalité des engagements pris auprès des services publics et privés sur le territoire français, à l'exception des instances officielles ou non officielles où, de façon avérée, s'établit la résistance». Explications du jardinier-écrivain, dont le dernier livre s'intitule Une écologie humaniste (2).

Pourquoi cette prise de position publique ?
Je refuse de cautionner un projet qui va dans le sens d'une destruction de la planète et n'est pas conforme à ce que j'estime humainement acceptable.

En quoi ce projet vous paraît-il destructeur ?
C'est un projet ultralibéral, qui favorise la santé des entreprises plutôt que la santé humaine, où l'économie domine, où les fluctuations de la Bourse commandent, où la pollution devient une monnaie d'échange avec les droits à polluer et le marché du CO2. L'humanité est au bout d'une chaîne de fabrication et de prédation, et nous dépendons d'une diversité biologique qui est aujourd'hui réduite par notre activité et par l'arasement, à travers l'agriculture, des conditions nécessaires à cette diversité. Nous vivons en accélérant des mécanismes dévastateurs pour l'eau, le sol, l'air, les aliments, au service de la tyrannie boursière.

Mais cela n'a pas commencé le 6 mai...
Les choses étaient engagées très largement, mais il y avait encore une plasticité, des possibilités de discussion. Même si depuis douze ans, nous étions dans une sorte de laminoir nous engageant dans une voie unique. Avec Nicolas Sarkozy, on s'engage de façon absolue dans ce système ultralibéral et cynique.

L'élection de Royal aurait-elle changé cela ?
Le choix du 6 mai nous fait descendre de plusieurs étages d'un coup ! Le programme de Royal était un programme de société, et non de castes. Il y avait la perspective qu'elle s'entoure de gens compétents.

Juppé est nommé ministre du Développement durable, concept que vous dénoncez...
C'est un mauvais oxymore. Comme le dit un économiste américain, dans un système fini comme celui de la planète, il faut être fou ou économiste pour imaginer un développement infini. Sous des apparences de belles idées, le développement durable sert de caution à des pratiques non écologiques. L'exemple le plus frappant, ce sont les biocarburants, qu'on présente comme «la» solution. Ce n'est que de la poudre aux yeux pour maintenir l'industrie automobile, et éviter que le choix de la voiture soit débattu. Sur un plan environnemental, c'est une aberration. Ils polluent à peine moins l'atmosphère que les carburants traditionnels, et pour faire un litre de biocarburant, il faut un litre de pétrole !

Vous avez déjà annulé des engagements ?
Oui, des interventions dans des organismes dépendants de l'Etat. Je préfère perdre des chantiers, et aller en trouver ailleurs ou réduire mes dépenses. Le pouvoir, l'argent ne m'intéressent pas. Au départ, je voulais tout annuler, mais, depuis mon communiqué, j'ai eu beaucoup de réactions. Et je me suis aperçu qu'il y a des lieux de résistance où il est possible de travailler : collectivités locales, associations...

Vous écornez votre image consensuelle.
Cela fait trente ans que je dis des choses que personne n'écoute. On dit : «Il est gentil, il fait de beaux jardins. » La liberté, l'invention, la culture sont aujourd'hui en danger.

(1) www.gillesclement.com (2) Ed. Aubanel. >>

Photo extraite du site www.domainedurayol.org/Gilles.asp

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